Le baby-blues

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Tout le monde a déjà entendu parler de baby-blues … Mais de quoi s’agit-il réellement ?

Le baby blues est une complication relativement fréquente à la suite d’un accouchement. Il est la perturbation de l’humeur périnatale la plus fréquemment observée : il peut affecter jusqu’à 9 femmes sur 10.

Il ne s’agit pas d’une dépression. Le baby-blues survient, en général, 2 à 10 jours après l’accouchement. Cet état n’a rien de grave et ne dure que très peu de temps (quelques heures à quelques jours). Le baby-blues arrive souvent le soir, une fois que toutes les visites sont parties, que vous avez tenu bon toute la journée, vous décompensez … Votre bébé a été sage et calme toute la journée … et là, il se met à pleurer et est inconsolable alors que vous n’aviez qu’une envie : dormir ! Vous vous mettez à pleurer sans raison, vous ne savez pas trop expliquer pourquoi …

Si l’on parle souvent de baby-blues 3 jours après l’accouchement : il est bien évident que ces émotiuons, ces peurs, ces coups de blues peuvent survenir à n’importe quel moment de la première année de vie de votre bébé ! Les petits passages à vide sont fréquents lorsque l’on devient (ou redevient) parent !

 Si cela vous arrive à la maternité : appelez une sage-femme, elles ont l’habitude et pourront vous rassurer sur le fait que vous êtes loin d’être la seule 🙂 Si cela vous arrive chez vous, laissez venir ces émotions et parlez-en avec votre compagnon ou appelez un proche … et dites-vous toujours que vous êtes loin d’être la seule à vivre ces moments de blues !

 

Cet état peut parfois déconcerter votre compagnon ou vos proches … En effet, notre société idéalise la maternité au point que, quand vos proches vous rendent visite, ils s’attendent à voir une maman heureuse et épanouie dans son nouveau rôle … Seulement voilà, pendant 9 mois, toute l’attention était sur vous mais maintenant, ils ne voient plus que votre bébé ; vous venez d’accoucher ; vous êtes fatiguée ; vous avez beaucoup de visites, votre bébé pleure et vous ne savez pas encore toujours pourquoi, vous avez mal : mal aux ventre avec ces foutues contractions qui continuent de vous embêter, mal à votre épisiotomie, mal à cause de vos hémorroïdes, mal aux dos, mal aux jambes, mal aux seins ; votre montée de lait arrive peut-être ; vous vous sentez laide à cause de ce ventre rond qui était très beau quand votre bébé était dedans mais qui vous dérange maintenant qu’il n’y est plus … et quand les hormones s’en mêlent en plus, vous craquez ! C’est tout à fait normal, ça arrive à de très nombreuses mamans ! Craquez et évacuez ces pensées négatives … Parlez-en à la sage-femme qui s’occupe de vous, à votre compagnon, à vos proches, …

 

Par cet article, j’aimerais vous proposer une vidéo très intéressante sur le sujet : « La vie avec un nouveau bébé et les troubles post-partum ». Il s’agit de témoignages de mamans au Québec ayant vécu des difficultés psychologiques autour de leur accouchement. Cette vidéo est également commentée par une professionnelle de la santé afin de vous donner des trucs et astuces visant à vous aider, à vous protéger et/ou à vous sortir de ces difficultés psychologiques.

Une brochure intitulée « Avec un nouveau bébé, la vie n’est pas toujours rose » traite des troubles de l’humeur du post-partum en passant notamment par le baby-blues, la dépression et la psychose du post-partum. La brochure donne également des conseils sur ce que vous pouvez faire mais également sur les personnes à qui demander de l’aide.

Le site du Ligueur a écrit différents articles à ce sujet dont « Bébé est né. Et moi, et moi, et moi ! » et « Premiers pas dans la maternité : la vie en rose, la vie en gris … ».

Le site Naitre et grandir a aussi écrit un article au sujet des troubles de l’humeur en postpartum. On y parle également de la dépression chez les pères.

Le site de Mithra vous parle également du baby blues.

L’ONE parle des « petits bobos » survenant après un accouchement et notamment du baby blues dans sa brochure « Un bébé … et après ? », page 13.

Si votre état de « mal-être » persiste ou s’intensifie, il est possible que vous viviez une difficulté maternelle ou encore une dépression du post-partum. Ne restez pas seule ! Essayer de vous entourer de votre famille ou de vos amis. Vous pouvez également consulter un médecin, une sage-femme ou un psychologue qui pourra vous aider.

Lors d’un congrès récent (avril 2017), j’ai entendu parler de l’association « Maman Blues » qui est un site internet traitant de la difficulté maternelle. Si vous vous sentez concernée, vous pourrez y trouver de nombreux témoignages de mamans qui ont également vécu ce genre de difficultés ainsi que des solutions potentielles pour vous aider dans votre détresse.

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